Florence Cassez

 

 

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Mexico D.F., le 17 décembre 2005

Directeur Général Editorial
Quotidien La Crönica

Nous soussignés, Sébastien Cassez et Iolany Vanesa Mercado, dans le cadre du droit de réponse sur l’utilisation de l’information faite par le quotidien que vous représentez, à propos de Florence Cassez, membre supposé de la bande des Zodiacos, de ses proches et de sa situation civile, exprimons de manière très énergique notre refus et notre désagrément. Nous vous demandons par conséquent la publication de l’éclaircissement suivant.

Cette information est floue, tendancieuse et infamante envers les familles Cassez et Mercado et particulièrement envers nous, qui sommes des citoyens mexicains respectueux de la société. Nous travaillons et vivons tous deux légalement dans ce pays : Sébastien Cassez, depuis plus de 7 ans, génère des revenus et donne du travail honnête à des citoyens également mexicains.

Florence Cassez n’a pas travaillé pour le Centre Français d’Endermothérapie. Nous souhaiterions voir les preuves, les dates et les documents qui sont en votre possession pour affirmer de tels faits. Pour cette raison et beaucoup d’autres imprécisions, nous tenons à préciser que vous n’informez pas de manière objective, comme il est de votre devoir, et comme le stipule votre code d’éthique.

Nous vous rappelons, que bien que le droit à l’information soit protégé par l’Etat, il existe des restrictions lorsqu’il s’agit de la vie privée ou lorsque les droits des tiers sont affectés, et dans cette affaire, vous affectez nos personnes, notre environnement de travail, notre image et nos familles, amis et proches.

La majeure partie de vos arguments et affirmations sont fondées sur un seul et unique témoin mystérieux et omniprésent. Le « big Brother » de La Crónica? Qui possède la merveilleuse faculté de fournir le moindre détail? Qui est-ce? Pourquoi le fait-il ?
D’autre part, un reporter ne doit-il pas s’abstenir de cataloguer, ni de donner son point de vue quant à l’information ? Vos articles sont parsemés de qualificatifs et de suppositions, rien de plus. Dans quel but? Qui vous a nommé juge et partie? Si Florence est coupable, l’autorité compétente le déterminera en temps et heure, et ainsi elle devra assumer ses responsabilités. Mais jusqu’à présent, nous savons que Florence Cassez n’a pas été déclarée coupable, et les gens méritent le respect pour l’ensemble de leurs droits, y compris lorsqu’ils sont soumis à un procès et même lorsque leur culpabilité a été démontrée.

Pourquoi affirmer et qualifier aussi promptement? Quelle était la nécessité de nous exposer de la sorte? Que gagnez-vous ? Ou combien gagnez-vous ? Où sont les histoires des autres membres ? 5, 6 ou un seul ? Est-ce une bande ou une seule personne ?

Les photos qui furent volées dans l’appartement de Florence, ont été également mal utilisées pour illustrer « vos histoires » et désormais, il ressort que vous avez accès également à des vidéos et à des informations, toujours de la plus haute confidentialité, de la part de votre « informateur omniprésent » des autorités enquêtrices suprêmes.

Pourquoi publiez-vous des photos de nos familles sans autorisation? Sans spécifier d’où elles sortent et de quand elles datent? Certaines ont été prises en France, il y a plus de 9 ans ! Revoyez vos “articles”, car ceux qui écrivent (des journalistes?) sont incapables de faire face à leurs propres contradictions ; ils se contredisent à chaque instant, et pour “remplir”, ils utilisent tout ce qui leur passe par la tête, comme l’histoire que, nous vous citons : « la moitié des noms des personnes qui furent enlevées tout au long d’une année par la bande des Zodiacos provenaient du Centre Français d’Endermothérapie »

Vous n’avez pas pris la peine de parler avec nous, ni de chercher d’autres sources. Pourquoi, si vous savez tout? Oui, l’étrange “informateur” est là pour ça. Alors, si vous savez tout, pourquoi ne publiez-vous pas la véritable origine de tout ce montage, de ce spectacle destiné à nous nuire moralement et socialement? Pourquoi ne laissez-vous pas de côté les suppositions, attaques et diffamations contre nous?

Et comme vous attaquez aveuglément, désormais, c’est au tour du père de Iolany, pour des questions de religion, que vous, moi, ou tout autre citoyen avons le droit de choisir librement, comme le stipule l’article 24 de la Constitution « tout homme est libre d’embrasser la croyance religieuse qui lui convient le mieux » !

Pour tout ce qui est précédemment relaté et sa probable suite, nous vous invitons à vous interroger sur les profondes et véritables motivations de vos « travaux écrits », et à ce que vous lisiez attentivement et consciencieusement, votre propre code d’éthique, qui est très intéressant et motivant, mais qui est violé sous votre propre toit, sans aucune honte.

Sincères salutations

Sébastien Cassez et Iolany Vanessa Mercado

CC. Divers médias écrits et électroniques



QUELQUES POINTS DU CODE D’ETHIQUE DU QUOTIDIEN LA CRÓNICA

Pour expliquer clairement les faits, le journaliste a l’obligation de s’informer avant d’informer les autres.

- Le reporter doit séparer l’informatif, le journalistique et également le déclaratif intéressant mais polémique, mais ne pas faire foi des proclamations. Il doit également être fidèle au contenu de l’article ou de la chronique (La ravisseuse visitait le ranch avec sa famille. Elle emmenait ses victimes là-bas)

- Face à une nouvelle qui implique des différences et des litiges, le reporter cherchera à recueillir les points de vues de tous les protagonistes, dans toutes les nuances et divergentes. En cas d’impossibilité, il est nécessaire de le signaler explicitement. (vos articles tendancieux, accusant Florence Cassez, parlent d’eux-mêmes).

- Le point de vue des personnes interviewées ne doit pas être ratifié ou certifié par le reporter, à moins qu’il ne soit en possession de faits irréfutables pour confirmer ou infirmer l’information recueillie (prouvez-le !)

- Ainsi, il est interdit aux professionnels du quotidien d’accepter, pour quelque motif que ce soit, de l’argent de la part des sources d’information. De même, ils ne pourront accepter de cadeaux qui puissent compromettre l’indépendance du journaliste ou du fonctionnaire de la Crónica.

DU ROLE DU JOURNALISTE

Le journaliste doit faire l’effort de rester du côté du public : Il doit relater les nouvelles et ne pas faire partie d’elles. Les avatars du journaliste dans l’obtention d’une information ne doivent pas apparaître dans l’article, à moins que cela soit considéré comme indispensable au lecteur.

Les reporters de Crónica, ne doivent pas faire le vide autour de quelqu’un ou d’une institution uniquement parce qu’ils ont eu des problèmes pour couvrir une information. Si l’information existe, elle se transmet.

En d’autres mots, Crónica recherche un journalisme sans vedettariat, intéressé réellement dans les affaires qui captent l’attention de l’opinion publique (seul ce quotidien a dédié autant de pages à cette affaire). En enquêtant, le journaliste doit se présenter en tant que tel. Dans des cas exceptionnels, lorsqu’il ne le fait pas, il doit noter dans son article dans quelles circonstances il a obtenu son information (qui est votre informateur mystérieux et omniprésent, qui sait et connaît tout ? )

EQUILIBRE JOURNALISTIQUE

Les faits importants ne doivent pas être omis. L’information doit être complète. Pour cette raison, dans un article, on ne doit pas donner plus de poids à l’information sans intérêt, qu’à celle qui a une signification plus importante. Ceci, conduit souvent à une manipulation de l’information, bien que cela ne constitue pas un mensonge.On recherchera toujours la précision. La précision est le meilleur remède contre la partialité informative.

Entre un fait et une rumeur, il faut toujours faire prévaloir le premier. Les faits parlent d’eux-mêmes et n’ont pas besoin de qualificatifs ; l’usage de qualificatifs dans les informations est réservé aux descriptions. Ainsi, on ne doit pas publier les informations par le biais de qualificatifs.

Dans les chroniques et les articles en couleur, qui combinent des éléments informatifs avec des commentaires, des images et des analyses, il y a plus d’espace pour les qualifications. Cependant, la rigueur informative doit être maintenue.

Les reporters et les éditeurs sont obligés de respecter la vie privée des individus. Les personnages publics ont droit à ce que leur vie privée soit respectée par les médias, et en conséquence, les activités en relation ne doivent pas être considérées comme une information (religion exercée, diversion en famille…).

Le respect de la vie privée implique de ne pas publier des images de personnes exerçant des activités ou des actes purement privés. Ne sont pas des activités privées, et sont donc par conséquent publiques, tous les actes privés qui ont des répercussions dans les relations publiques des individus. A tout instant, le respect de la dignité des personnes devra être maintenu.


SOURCES

Lorsque le reporter n’est pas présent sur le lieu des faits, ou a obtenu l’information par l’intermédiaire d’un tiers, il citera toujours la source de cette information. Au cas où l’on ne puisse pas révéler l’identité de la source, on devra employer des formules qui se rapprochent le plus possible d’elle. Au cas où la citation de la source crée un risque pour l’intégrité du ou des informateurs, on doit expliquer les raisons pour lesquelles la source souhaite rester anonyme (informateur omniprésent … Qui est-ce ?) Citer la source (ou en tout cas, expliquer pourquoi la source souhaite l’anonymat) sert à rendre transparent le rôle d’intermédiaire du journaliste.

On ne doit pas permettre aux sources d’utiliser l’anonymat pour lancer des attaques contre d’autres personnes ou institutions. Ceci vaut également dans le cas des filtrations, où il est question de révéler des informations confidentielles dans le but d’obtenir des avantages politiques ou personnels. Si l’on protège l’identité de la source, on ne la révèlera pas en dehors du quotidien.

PLAGIAT ET CREDIT

Il est interdit de s’attribuer du matériel extérieur (comment peut-on voler des photos ?)
La publication d’un article ou d’une photo dans un autre journal, avant la Crónica, ne constitue pas un obstacle à leur publication postérieure si l’article ou la photo le méritent (personne n’a publié, ni n’a eu ces photos, ni avant, ni après vous jusqu'alors),

ERREURS

Toute information publiée fausse ou inexacte doit être rectifiée sur le champ. (rectifiez !)


PREFERENCES

Crónica cherche à être un journal qui respecte le bon goût et les membres de la société qu’elle sert. On n’utilisera pas de phrases blessantes envers une communauté pour des raisons d’origines ethniques, croyances religieuses, préférences sexuelles ou handicap physique (pourquoi ironisez-vous ? religieux ? (sic))

Ainsi, on évitera de faire allusion à ces éléments ou à la situation matrimoniale des personnes, à moins que cela ne soit d’importance pour la nouvelle en soit (nous ne voyons pas ce qui est important pour le public que quelqu’un de proche de Florence exerce la religion de son choix).

On évitera tout type de traitement discriminatoire ou dérogatoire envers les femmes (mais vous insistez à montrer Florence comme « une femme qui se laissait désirer » … « que ses compagnons voyaient comme une femme à conquérir »… Ceci est vraiment indispensable ?)

Ceci ne doit pas impliquer de tomber dans l’extrême opposé de l’utilisation de termes « politiquement corrects », lorsqu’il existe déjà des expressions qui se comprennent d’elles-mêmes sans insulter les personnes ou les communautés qu’elles prétendent désigner. (pourrez-vous le faire ?)